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Le Barde fantôme des berges de Paimpont

mercredi 17 décembre 2014, par La Porte de Pierre

Le superbe texte que vous allez découvrir ci-dessous, et en fait un "teaser", une ébauche de travail destinée à être contée. C’est Albert Waroquy, que vous croiserez sur les chemins de Brocéliande sous le nom de Sire Duzig qui en est l’auteur. Il pourra si vous le souhaitez vous servir de guide en notre belle et légendaire forêt de Brocéliande, en vous régalant de textes de cette qualité avec souvent une note facétieuse qui lui va si bien. http://www.duzigtriboulet.com/accueil.html .
Il a su dans cette dernière nouvelle recréer une ambiance aventureuse, initiatique et poétique qui mélange présent et passé et historise les découvertes récentes, mettant en avant un patrimoine de Brocéliande non pas figé, mais toujours vivant et vibrant de mysticisme. Comme il l’avoue lui-même : "certains s’y reconnaîtront ! " Celui du Pays de l’Ours", bien que venant des temps passés, se reconnaîtra, et " Patrick", ressemble fort à sire Pierre."
Je suis vraiment heureux que sous sa plume et par sa verve, Celui du pays de l’Ours et Patrick se reconnaissent et s’apprécient une fois encore comme leurs homologues dans la vraie vie et qui sait dans les vies précédentes...

Bonne lecture !

Le Barde fantôme des berges de Paimpont (Tous droits réservés ©)

Bien avant que les moines ne fondent ici une abbaye, il parait que ce lieu a toujours été un lieu sacré…On dit que les druides d’autrefois venaient ici depuis longtemps…Lorsque la Lune se reflète dans les eaux du lac, certains disent avoir entendu le son d’une cornemuse, de celui qu’on appelle « Le barde fantôme des Berges de Paimpont »…mais rassurez-vous, ce barde fantôme, que l’on peut toujours entendre jouer certains soirs ici, est bénéfique… !
Un humain de notre époque a reçu de lui un message particulier, et voici à présent comment cela arriva :

Patrick était sculpteur à Brocéliande ; et comme il avait participé à la rénovation de la Chapelle du Graal à Tréhorenteuc, le prêtre de la paroisse lui avait demandé un travail précis : en effet, on avait décidé de remettre l’autel de la chapelle à sa place d’autrefois, à savoir, non au centre de la croix de pierre que forme la chapelle, mais contre le mur central, plus au fond de l’édifice…

En déplaçant ensemble l’autel, ils découvrirent une mosaïque représentant le Graal , un calice rayonnant à 17 branches, que vous pouvez voir depuis cet été seulement, et qui était cachée depuis 50 ans au moins !
Mais, en déplaçant l’autel, Patrick vit rouler un étrange petit objet rond…
C’était un oursin fossile, une pièce rare et étrange…Patrick le ramassa, et le garda dans sa poche, et ne dit rien (comme un certain Bilbon avec un certain Anneau…)

Il alla quelques temps plus tard se promener ici, sur les berges où nous sommes, au clair de lune…et soudain, il entendit jouer très fort de la cornemuse…il vit une forme blanche qui flottait sur l’eau : c’était un homme habillé comme un ancien druide, avec une cornemuse…c’est lui qui jouait des airs du fond des âges celtiques…et alors qu’il jouait ainsi, l’oursin fossile, toujours resté dans la poche de Patrick, étincelait lui aussi de Lumière…
Patrick, curieusement, n’avait pas peur, alors qu’il était bel et bien devant un Anaon, un fantôme, une âme errante, comme on dit ici…au contraire, un sentiment de complicité et d’amitié l’envahit, alors que le fantôme prit la parole avec une voix d’Autremonde… :
« Toi, qui as trouvé le Nœud Sacré des druides, l’Oursin-Fossile magique, écoute mon histoire et le Devoir qui t’incombe, puisqu’il est venu à toi :
Je suis « Celui du Pays de l’Ours », Barde d’autrefois, et je vivais près de Belen-Nemeton/ Barenton et sa fontaine, au temps où l’Aigle de Rome nous prit dans se serres, et s’emparait nos terres !! Je gardais ces lieux sacrés, et voulais protéger « La Grande Maison » de Monteneuf, là où 400 Menhirs s’élevaient et reliaient la Pierre et la Forêt, la Terre et la Lune, la Voie Lactée et nos âmes, aux Cercles du Ciel ! Ceux de Rome voulaient faire passer ce qu’ils appellent une « Voie » au milieu de ce Temple de Pierres…
Un jour, je me trouvais sur leur passage avec d’autres de mes Frères, « Ceux du Pays de l’Ours », pour leur demander de partir, de respecter notre site sacré. Mais la puissance de Rome n’admet pas l’opposition : ils envoyèrent leurs légionnaires et, comme nous ne voulions pas partir, assis sur le chemin de la future « voie », sans prévenir, ils se mirent en position, et d’un seul mouvement, lancèrent leur javelots sur nous tous : ce lieu fut ainsi souillé de notre sang, par notre massacre… L’Oursin -Fossile fut perdu, et nos âmes de bardes et druides du pays de l’Ours errent ici, tant que ce lieu sacré ne sera pas régénéré !
Il est actuellement couvert sous les broussailles, et les pierres levées gisent à terre, comme endormies…C’est toi, qui as trouvé l’Oursin sacré, qui dois le défricher, le réveiller !! Tu dois placer l’Oursin sous la Grande Pierre Ronde, le « Miroir de Lune-Pierre-de-Dolmen », et faire revivre ce lieu ; et ainsi nous libérer !

C’est ainsi que Patrick, après avoir déjà participé à révéler la mosaïque du Graal, alla à Rennes voir l’archéologue Jacques Briard.
Ensemble, ils contribuèrent à défricher et à réhabiliter ce site magnifique de Monteneuf, où l’on peut voir aujourd’hui 40 Menhirs, tels un Carnac sylvestre, ainsi, d’ailleurs, que les traces de la voie romaine qui coûta la vie aux membres de l’Ordre de « Ceux du Pays de l’Ours »…
Un soir de pleine lune, seul, Patrick replaça l’Oursin-Fossile à sa place d’origine, caché sous la Grande Table de Pierre de Monteneuf.
Alors, il vit une farandole de petites étoiles s’élever vers le ciel, au son d’un des plus anciens airs de cornemuse…c’étaient les âmes de « « Ceux du Pays de l’Ours », ceux qui avaient été massacrés par les romains, enfin libérées, et qui s’envolaient vers le centre de la Lumière… !

Le barde fantôme apparut alors et dit : « le Temple est purifié, l’harmonie est revenue, la souffrance est guérie, les Âmes égarées sont délivrées ! Mais moi, je choisis de rester ici encore quelques temps : je jouerai au clair de lune sur les berges du lac, et ceux qui ont le cœur ouvert pourront entendre la musique de ma cornemuse enchantée, et surtout, la Sagesse des Temps Anciens !
Je leur transmettrai mon savoir, s’ils savent écouter et voir !
Alors ouvrez bien les oreilles de votre cœur, car si vous vous ouvrez toujours plus au Livre Secret de la Nature, peut-être entendrez-vous les « dits de sagesse de Celui du Pays de l’Ours », et surtout de la Nature elle-même…elle n’attend que votre écoute, votre respect, votre attention et peut-être aussi votre Amour pour vous donner sa beauté, sa poésie et... sa Lumière » !

Alors, si vous vous promenez par ici, et que vous entendez une cornemuse dans le lointain, c’est sans doute que le barde du Pays de l’Ours ne sera pas loin de vous ; et peut-être repartirez-vous de votre promenade le cœur joyeux, nourri de rêves inspirants, et de secrets, dont vous seuls savez le mystère !
Albert Waroquy 11/12.2014. (Tous droits réservés ©)

Nous savons tous que ces histoires bel-lement inspirées sont souvent des histoires à tiroirs.

Patrick découvre sous la plume d’Albert, la mosaïque représentant la croix de Jérusalem et l’Eucharistie, et un oursin fossile.

oursin_fossile.jpg

Hors l’oursin fossile semble avoir été choisi pas nos ancêtres Celtes car :
 il véhicule dans tout son corps le chiffre 5.
 Ce chiffre 5 est pour faire simple, une représentation de la société idéale, avec ses 4 régions plus une cinquième au centre, où doit résider le Roi mystique.


croix_de_jerusalem.jpg

Hors Pierre n’a pas trouvé l’oursin fossile dans la vraie vie, mais une croix de Jérusalem dont les particularités sont :
 d’être composée de 5 croix (les 5 plaies du corps du Christ)
 d’être le blason du Royaume de Jérusalem , (royaume emblématique ou le Roi divin sur terre devait trôner) (Psaume 47 (48)
...
La montagne de Sion, c’est le pôle du monde,
la cité du Grand Roi
Dieu se révèle en ses palais,
vraie citadelle
...


La correspondance est là. Je suis convaincu que notre bon Abbé Gillard n’avait pas ce lien en tête, mais la "coïncidence Jungienne" est bien là.
La chevalerie de l’an 1000 devait encore se souvenir pour partie de cette société idéale basée sur le 5.
Autre coïncidence, cette croix fortement pattée permet de dessiner la base d’une croix celtique...
Une histoire dans l’histoire. Et quand le hasard fait si bien les choses, vous savez Qui "parle" à travers lui...
http://laportedepierre.com/Renouveau-a-l-eglise-de-Trehorenteuc